A bicyclette
vendredi 28 novembre 2008
lundi 27 octobre 2008
Ca roule déroule et gargouille. La patate est digérée, les délicieuses oranges de Miguel englouties et plus rien à manger. La route est belle mais vide, sans baraque ni voiture. Une cloture propre: j'approche du barrage vu sur la carte. Un poste de garde: pare! A 10 heures, le panneau Upata 87 km, d'abord admiratif commence à se faire menaçant. Interdiction de traverser le site en bicyclette par sécurité.
-Serait ce une zone secret-défense?
Plusieurs coups de fil, de radio, le garde m'offre une goyave de l'arbre d'à coté. Finalement j'embarque dans une jeep militaire venue photographier ledit garde et traverse le site. Grandiose.
On me dépose et le militaire m'indique un bureau oú je dois me rendre. Je comprends pas bien.
Une hotesse? une visite guidé des installations? parfait!
J'en oublie même l'appareil photo. Dommage (Guri: Centrale Hydroeléctrique Simón)!
50 millions de mètre cubes de bétons, les 5000 auxquels j'ai contribué ces dernièrs années me semblent dérisoires.
Un riz-bifteck au snack du barrage et c'est reparti. Je croise des ouvriers qui nettoyent les bas-cotés de la route créant de superbes aires de pose de hamac. Vlan, une sieste au dessus d'un ruisseau.
Halte dans une station d'essence, le patron veut ma photo? Il a decidé de commencer une collection des cyclistes qui passent par ici. Je suis le deuxième, le voila qui sort en guise de preuve la photo d'un couple en tandem " Buenos Aires- Caracas". Je lui demande s'il a vu Claudius, passer il y 10 jours dans l'autre sens. Non. Un autographe dans son cahier, et le moral remonte.
La nuit commence à tomber et tu apercois enfin le pont sur l'Orénoque. 1 er sémaphore, tu entres dans la ville comme dans un sauna de pollution. Une passerelle enjambe la route et les mômes de sortie d'école te lancent des cris d'en haut. Autant que tu prennes cela pour des encouragements, les 300 km de ses 2 jours s'évanouissent dans ces hourras. Tu t'offres même ton premier embouteillage, facile. Moins facile pour trouver un hotel qui accepte d'être payé le lendemain. Plus un rond, les banques ouvrent demain, enfin un hotel qui veux bien: le Ritz... Epuisé tu t'écrase dans un lit, mais les draps ont ils été changés?