lundi 27 octobre 2008

27/10 5h30 Le vieux me reveille avec un café et le jour allumé. Il n'a pas plu, je m'étire de mon hamac, reposé.
- Ton oranger et ton goyavier valent mieux que beaucoup d'hotel.
Mon espagnol approximatif le fait rire. Il m'entraine dans ses plantations, bananiers, plantins, orangers, citronniers, goyaviers, caféier, patate douce, yuca (manioc), manguier, cajou, papayers et autres plantes medicinales.
-82 ans me lance t il, fort et fier, et je m'en occupe seul, il y a en plus 400 poules.
Je resterait bien dans ce jardin de Cocagne mais il faut partir maintenant, on remplit mon kamelbak de son eau de source dont il me vante les mérites. Une patate douce pour la patate quelques oranges et Miguel me sers la main .
- Boa viaje!

Ca roule déroule et gargouille. La patate est digérée, les délicieuses oranges de Miguel englouties et plus rien à manger. La route est belle mais vide, sans baraque ni voiture. Une cloture propre: j'approche du barrage vu sur la carte. Un poste de garde: pare! A 10 heures, le panneau Upata 87 km, d'abord admiratif commence à se faire menaçant. Interdiction de traverser le site en bicyclette par sécurité.

-Serait ce une zone secret-défense?

Plusieurs coups de fil, de radio, le garde m'offre une goyave de l'arbre d'à coté. Finalement j'embarque dans une jeep militaire venue photographier ledit garde et traverse le site. Grandiose. On me dépose et le militaire m'indique un bureau oú je dois me rendre. Je comprends pas bien. Une hotesse? une visite guidé des installations? parfait! J'en oublie même l'appareil photo. Dommage (Guri: Centrale Hydroeléctrique Simón)! 50 millions de mètre cubes de bétons, les 5000 auxquels j'ai contribué ces dernièrs années me semblent dérisoires. Un riz-bifteck au snack du barrage et c'est reparti. Je croise des ouvriers qui nettoyent les bas-cotés de la route créant de superbes aires de pose de hamac. Vlan, une sieste au dessus d'un ruisseau.

Halte dans une station d'essence, le patron veut ma photo? Il a decidé de commencer une collection des cyclistes qui passent par ici. Je suis le deuxième, le voila qui sort en guise de preuve la photo d'un couple en tandem " Buenos Aires- Caracas". Je lui demande s'il a vu Claudius, passer il y 10 jours dans l'autre sens. Non. Un autographe dans son cahier, et le moral remonte.

La nuit commence à tomber et tu apercois enfin le pont sur l'Orénoque. 1 er sémaphore, tu entres dans la ville comme dans un sauna de pollution. Une passerelle enjambe la route et les mômes de sortie d'école te lancent des cris d'en haut. Autant que tu prennes cela pour des encouragements, les 300 km de ses 2 jours s'évanouissent dans ces hourras. Tu t'offres même ton premier embouteillage, facile. Moins facile pour trouver un hotel qui accepte d'être payé le lendemain. Plus un rond, les banques ouvrent demain, enfin un hotel qui veux bien: le Ritz... Epuisé tu t'écrase dans un lit, mais les draps ont ils été changés?

4 commentaires:

julienb70 a dit…

encore une photo de yamakasi que je n'aurai pas !!! je suis jaloux ! je vais aller courir dans la foret ce midi pour me donner l'impression d'être dans la jungle comme toi... je sens que tu es déjà plus installé dans le voyage qu'au début. c génial !!! profite bien de tout ça et bon courage! continue d'envoyer des messages pour m'écœurer le lundi matin au boulot :-)

Anonyme a dit…

jolie route de campagne déroulée à coups de pédale enchainés les uns après les autres.... le retour au bercail nous a fait emprunter des routes moins exotiques mais sans poste de garde ! de retour nous voici à nouveau connectés et nous pouvons admirons les beaux mollets de notre pédaleur préféré !

Anonyme a dit…

Estoy esperando la narracion de tu paso por El Tigrito.

Miguel

Anonyme a dit…

Vite, la suite ! Il y a encore des litres de bave de jalousie à produire par ici.

Bon courage et boa viaje El Ponchito