lundi 13 octobre 2008

13/10
Le démarrage qui traine, de Boa Vista les routes centripètes se rejoignent en deux: celle qui vient de Manaus, je prends celle du Nord.
La route se déploie en plaine, seule, sans partage.
Ma bicylette tente sans succès de combler un manque d'affection patent, et les coups d'oeil habituel vers l'arrière me rappelle qu'elle n'est plus derrière.
Mes noeuds au ventre au crane au cote au coeur n'ont que les jambes pour se délier.
Un squelette de tamanoir, une peau d'un caiman tout deux trop téméraires.
En bord de route, un homme semble soulagé à mon approche, on charge les dindons encaissés sur son porte-bagage un sac de grain et un peu de compagnie.
La route est facile, excellente, le cartographe IGN se plante tout de même à nouveau dans le cours du fleuve.
Milieu de rien, je pose bagage dans une station essence avec chambres.

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