samedi 25 octobre 2008

ELDORADO

24/10 Un môme à velo déboule d'un chemin à 300 m de moi, se retourne me voit hesite puis démarre en trombe le défi dans les pédales. -Hé hé je vais te rattraper, garoto! - Mais le voila déja arrivé chez lui me narguant d'un pouce droit levé assorti d' un sourire. Celui d'une vielle pémone qui me fait un signe de la main finit de me redonner le moral oublié ce matin dans le brouhaha urbain d'une nuit perturbé par de la musique exubérante. Las Claritas: une bourgade où les maisons tournent un dos aveugle à la rue principale. La vie se réfugie dans les deux rues parallèles sales et grouillantes qui soutiennent à merveille une réputation : ville de chercheurs d'or avec absence de vergogne, loi, regards vides et autres disparitions dans des mines abandonnées. J'appuie sur les pédales et évite quelques boas, et autres serpents longs et verts, qui s'écrase á mon passage. Les reptiles venezueliens semblent beaucoup plus imprudents qu'ailleure. Sympathiques, les singes hurleurs du parc naturel s'époumonent à reproduire les hourras encourageants et lointains d'une foule en furie. La route est touffue, légerement vallonée et jalonnée de quelques baraques de toles crados ou de communautées indigènes souriantes et soignées. Les chevrolets et autres vielles americaines font mêmes quelques pouces d'encouragement. Un poste de controle: un mome a kalachnikov me renseigne sur ma brillante destination ELDORADO: - apres le pont a droite. - Un pont béton et un pont Eiffel qui s'enfonce dans la verdure avec superbe. -Arg voila une vielle piste qui quitte la route. 11h00 je me dis que jamais je n'y trouverais pas internet, serait ce la fin de ma ruée vers l'or? 5 km plus loin un autre embranchement avec restaurant, sortie du parc national, route asphaltée, jaguar et renseignements: je rebrousse principes et chemin, 7 km pour rejoindre ELDORADO. Au bout de la route, une avenue bien amenagée oú campe un arbre plus que séculaire, débouche sur une place animée de stand, d'ouvriers à la journée, d'enfants sortant des cours et vendeurs á la sauvettes. Fatigué et odorant je me jette entre deux boutiques "comprar se Ouro" dans le premier hotel. - Désolé on ouvre dans 2 heures-
4 hotels identiques j'enrage. Un guyanais vient à mon secours en anglais et m'entraine dans une petite rue vers une pension plus sympathique au bord du Rio Yuruani. Une grande dame m'accueille froidement. Fatigué mon porte-bagage se casse sur la première marche de la pension, vite réparé par les ouvriers qui finissent de peindre les exterieurs.

1 commentaire:

Anonyme a dit…

Hola Pons !!!
Trop fort ton tour en vélo ds "la jungle" amazonienne. J'espere que la pension au bord du Rio Yuruani t'as permis de reprendre des forces pour la suite. On a aussi fait un tour à vélo en Australie pendant 2 mois mais c'etait bien moins roots, pas de boas ou chercheurs d'or armés.
Bon vent ! (pas de face j'espère)